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samedi, 01 décembre 2012

Tunisie : nouveaux affrontements à Siliana, le président sort de son silence

Pour la quatrième journée consécutive, des affrontements ont eu lieu vendredi à Siliana, à 130 km au sud-ouest de Tunis (Tunisie). Les manifestants réclament toujours le départ du gouverneur de la région et des aides financières. Selon un bilan publié par le ministère de la  , 252 personnes ont été blessées depuis mardi.

En fin de journée, l'armée tunisienne a été déployée dans la ville. Une arrivée saluée par la foule. «Un accord est intervenu entre les  et des responsables de l'armée pour le retrait de la police et la prise en charge (de la sécurité) par les militaires», a affirmé Néjib Sebti, secrétaire général régional de l'UGTT, le principal syndicat tunisien.

Presque deux ans après sa révolution du jasmin, le pays peine à trouver de la stabilité. Pour tenter de calmer le jeu, le  Moncef Marzouki a appelé dans la soirée à la formation d'un gouvernement restreint pour répondre aux attentes des Tunisiens. «Nous n'avons pas une seule Siliana, a-t-il déclaré dans une allocution télévisée, la première depuis le début des troubles. J'ai peur que cela se reproduise dans plusieurs régions et que cela menace l'avenir de la révolution.» Un remaniement ministériel ne peut être décidé que par le Premier ministre, Hamadi Jebali, issu du parti islamiste Ennahda, majoritaire à l'Assemblée nationale constituante. 

Marrakech: le Festival du film ouvre sur une ovation pour Isabelle Huppert

L'actrice française Isabelle Huppert a été vivement applaudie vendredi soir en ouverture de la 12e édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM), dans le sud du Maroc, où un hommage sera tout particulièrement rendu cette année au cinéma indien.

 
 

"Nous sommes heureux d'accueillir Isabelle Huppert, qui a marqué le cinéma français", ont clamé les organisateurs de ce festival avant d'inviter l'artiste à se présenter devant le public marocain, qui l'a vivement applaudie.

"Ma vraie récompense, c'est d'aller à la rencontre du public marocain", a commenté Isabelle Huppert.

La 12e édition du festival (30 novembre-8 décembre), présidée par le réalisateur britannique John Boorman, rendra un hommage particulier au cinéma indien, très populaire au Maroc.

Shah Rukh Khan, la grande star de Bollywood, sera présente samedi soir pour la projection de l'un de ses films sur la célèbre place Jamâa El Fna, inscrite par l'Unesco en 2001 en tant que patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Haut lieu du tourisme marocain, cette place a été le théâtre, le 28 avril 2011, d'un attentat à la bombe qui a fait 17 morts.

En attendant cette projection, des dizaines de personnes se sont rassemblées vendredi soir, sous une pluie battante, devant le Palais des congrès, où se déroulait la cérémonie d'ouverture, pour applaudir les vedettes présentes.

La Canadienne Marie-Josée Croze, l'Américain James Gray, le Marocain Jillali Ferhati ou encore le Français Lambert Wilson composent le jury qui va récompenser l'un des quinze longs métrages en compétition, parmi lesquels Touch of the Light (du Taïwanais Chang Jung-Chi), présenté en ouverture, L'Attentat, un film franco-belge de Ziad Doueiri, Jours de pêche en Patagonie de l'Argentin Carlos Sorin et Comme un lion, du Français Samuel Collardey.

Au Maroc, les films égyptiens et indiens sont les plus regardés, via notamment les nombreuses chaînes satellitaires qui les diffusent en boucle, suivis des films américains.

08:53 Publié dans Maroc | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maroc, algerie, marrakech, tourisme maroc, tourisme algerie, film maroc | |  Facebook |

Alger prêt à se retirer du projet de gazoduc vers l'Italie-sce

ROME, 30 novembre (Reuters) - L'Algérie menace de se retirer du projet de gazoduc Galsi, censé acheminer une partie de sa production de gaz naturel vers l'Italie, si Rome participe aux projets concurrents South Stream et Trans Adriatic Pipelines (TAP), ont dit vendredi deux sources officielles italiennes.

"L'Algérie dit qu'elle ne considérera pas les conditions d'investissements comme appropriées si l'Italie soutient South Stream et TAP", a déclaré une des sources, précisant que le président du Conseil italien, Mario Monti, en avait été informé lors de sa visite à Alger le 14 novembre.

Cette information a été confirmée par une deuxième source officielle italienne. Une source industrielle a en revanche imputé à la crise économique le retard du projet, dont le coup d'envoi devait être donné mi-novembre.

D'une capacité de huit milliards de m3, le gazoduc Galsi doit relier l'Algérie à la Toscane via la Sardaigne.

Les actionnaires du projet sont la société algérienne Sonatrach et les groupes italiens Edison, Enel , Hera et Snam.

L'Algérie fournit déjà à l'Italie près de 35% de son gaz naturel importé grâce à un gazoduc qui passe par la Tunisie.

Le pétrolier italien Eni entend de son côté participer au projet de gazoduc South Stream, qui permettra d'alimenter en gaz russe les pays d'Europe occidentale, dont l'Italie, en passant par la mer Noire et les Balkans.

Le projet de gazoduc TAP entre l'Italie, la Grèce et l'Albanie est également à l'étude et une décision définitive devrait être prise d'ici la fin de l'année. (Alberto Sisto, Tangi Salaün pour le service français, édité par Marc Angrand)

mercredi, 23 novembre 2011

Algérie: une loi interdisant aux militants de l'ex-FIS de créer un parti

ALGER — Les députés algériens ont commencé mercredi l'examen d'une nouvelle loi sur les partis politiques, très attendue par une dizaine de formations en attente d'autorisation, qui interdit aux anciens militants du Front islamique du salut (FIS) de reconstituer un parti.

Selon le projet, "il est interdit à toute personne responsable de l'exploitation de la religion ayant conduit à la tragédie nationale de créer un parti politique ou de participer à sa création ou de siéger dans ses instances dirigeantes", en allusion aux militants de l'ex-FIS, dissous depuis 1992, après le début des violences islamistes en Algérie.

"Toute personne ayant participé à des actes terroristes où à toutes actions de violences et de destructions visant la nation et les institutions de l'Etat", est concernée par cette interdiction, selon le texte.

Le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia a déclaré à l'Assemblée nationale populaire (APN) que ce projet assurait la "libre création d'un parti politique dans le cadre de la loi", la "libre expression et exercice de ses activités et de ses idées", mais sous réserve que cette liberté "ne soit pas détournée en vue de reconstituer un parti dissous".

Cette disposition a été vivement critiquée par plusieurs députés notamment du Mouvement islamique de la société pour la paix (MSP, membre de l'alliance présidentielle).

"Cette loi n'apporte rien de nouveau. Elle a été préparée juste pour empêcher le retour de l'ex-FIS", a estimé le député Mohamed Mahmoudi.

Le multipartisme algérien est né en février 1989, à l'issue des émeutes sanglantes (500 morts selon la presse) d'octobre 1988 qui ont mis fin à 26 ans de règne du Front de Libération nationale (FLN).

Mais l'annulation en décembre 1991 des premières élections législatives pluralistes que le FIS devait remporter a plongé le pays dans une guerre civile qui a fait près de 200.000 morts, selon des chiffres officiels.

La nouvelle loi interdit également la création de partis dont les objectifs sont en contradiction avec "les valeurs de la révolution du 1er novembre 1954 (guerre d'indépendance contre la France: ndlr) et la morale islamique".

Elle prohibe aussi l'utilisation des "langues étrangères" dans les activités des partis.

"Je n'ai pas compris cette disposition. Il existe bien actuellement en Algérie des radios et des télévisons qui émettent en Français. Les responsables politiques sont appelés à s'exprimer sur ces médias. Comment vont-il faire?", s'est demandé un député du parti des travailleurs (PT, trotskiste).

Il est également stipulé que tout Algérien majeur peut adhérer à un parti à l'exception "des magistrats, militaires, membres des forces de sécurité et du Conseil constitutionnel".

Plusieurs députés ont réclamé l'assouplissement des conditions de création de partis. Ils doivent être autorisés, selon eux, sur la base d'une "simple déclaration" et non d'un "agrément" délivré par les autorités.

Ce projet, qui s'inscrit dans un train de réformes présidentielles promises par M. Bouteflika le 15 avril, doit être voté avant fin janvier, fin de la session d'automne qui sera aussi la dernière de ce parlement avant les élections législatives de 2012.

Tunisie: Tirs de sommation pour disperser des manifestants

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La police tunisienne a procédé ce mercredi soir à des tirs de sommation en l'air pour disperser des manifestants qui s'étaient rassemblés dans la ville de Kasserine pour exprimer leur mécontentement face aux nouvelles autorités au pouvoir, ont rapporté des témoins.

Les manifestants estimaient que les personnes tuées par la police à Kasserine lors de la révolution qui a conduit à la chute du président Zine ben Ali n'avaient pas bénéficié d'une juste reconnaissance, ont déclaré trois témoins à Reuters. Kasserine se trouve à 280 km au sud-ouest de Tunis.

L'Assemblée constituante tunisienne, dominée par les islamistes modérés du parti Ennahda, a tenu mardi sa séance inaugurale après un accord de coalition avec la gauche nationaliste et la gauche laïque. Les 217 membres de l'assemblée disposent d'une année pour rédiger une nouvelle Constitution.

 
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