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dimanche, 26 décembre 2010

La jeunesse tunisienne en colère

 

Cette nouvelle qui nous arrive de la Tunisie ou des Soldats tunisiens ont encerclé la ville de Menzel Bouzaiene dans la région centrale de Sidi Bouzid suite à la mort d'un adolescent, une balle dans la poitrine dans un affrontement avec les forces de sécurité.

Rien n'est permis dans ou hors de la ville, au cœur d'une région qui a connu une reprise récente des protestations et des violences de la part des étudiants et des jeunes en colère contre l'état de l'enseignement supérieur et d'un manque de possibilités d'emploi.

 


La police dit avoir tiré sur une foule en état de légitime défense après trois voitures de police, un train, le siège local de la décision de rassemblement du parti constitutionnel démocratique et d'un poste de la Garde nationale ont été brûlés.

L'histoire commence lorsqu'un Tunisien au chômage a tenté de s'immoler par le feu pour protester contre son impossibilité à trouver du travail, ce qui a déclenché une vague de violents affrontements sur place et un mouvement de solidarité sur les plate-formes de réseaux sociaux. Tandis que le sort de Mohamed Bouazizi, 26 ans, de Sidi Bouzid, dans le Sud tunisien, reste inconnu, les internautes de Tunisie se sont saisis de l'affaire pour déplorer le manque d'emplois, la corruption et la détérioration des droits humains dans leur pays.

 

Sur Facebook, Twitter et les blogs, les internautes ont exprimé leur solidarité avec Mohamed, diplômé de l'université de Mahdia il y a quelques années, mais dans l'incapacité de trouver un emploi. Seul pour nourrir sa famille, il a décidé de chercher un gagne-pain, et avec l'appui familial se lança dans la vente de fruits et légumes sur un stand de rue. Son entreprise ne lui rapportait pas grand chose, toutefois assez pour sauvegarder la dignité de sa famille. Mais les employés municipaux veillaient, et lui confisquèrent plusieurs fois sa marchandise. Il essayait de leur expliquer qu'il n'avait pas choisi de faire cela mais essayait seulement de survivre. A chaque fois, sa marchandise était confisquée, et il se faisait aussi insulter et chasser des abords de la mairie. Et la dernière fois que cela se produisit, Mohamed perdit tout espoir en l'existence qu'il voulut quitter à jamais. Il s'arrosa d'essence et y mit le feu.

Sur Facebook, plusieurs groupes ont été crées pour dénoncer ces événements. M. le Président, les Tunisiens s'immolent par le feu (en arabe) est l'un d'eux. En moins de 24 heures, le groupe comptait 2.500 membres, et a attiré à ce jour plus de 10.000 soutiens. Les autorités n'ont pas non plus attendu 24 heures pour le censurer, et ont bâillonné l'internet de leur main de fer.

Voici deux captures d'écran, dont la deuxième montre ce que voient les Tunisiens qui essaient d'accéder à la page :

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