Avertir le modérateur

dimanche, 23 janvier 2011

Les "émeutes en algerie" est ce une autre révolution au Maghreb?

 

emeute algerie.jpg
A l’image de la Tunisie voisine, l’Algérie entend elle aussi faire sa propre révolution dans la rue. Mais les autorités, elles, ne voient pas les choses du même oeil.

Prévue de longue date, sans l’accord du pouvoir, la marche pacifique d’hier quadrillée par des centaines de policiers a très vite tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre.

Une cinquantaine de personnes ont été blessées, parmi lesquels un député du RCD, principal parti d’opposition.

“Nous sommes aujourd’hui descendus dans les rues d’Alger, depuis les 48 wilayas (préfectures, ndlr), pour revendiquer un projet de vie différent de celui qui est instauré par le régime algérien. Un régime basé sur la corruption, la fraude électorale et la répression, déclare l’un des manifestants.”

De violentes émeutes contre la flambée des prix ont secoué le pays au début du mois faisant 5 morts et plus de 800 blessés. Une accalmie relative s’en était suivie après que le gouvernement ait ordonné une baisse des prix sur les aliments de base.

Mais au regard des 155 milliards de dollars de réserves dont dispose le pays, la population a le sentiment d‘être de plus en plus laissée pour compte.

155 milliards, soit autant que le PIB du Maroc et de la Tunisie réunis.

 

La "déliquescence" du polisario pousse la jeunesse des camps de Tindouf dans les bras des recruteurs d'AQMI

 

aqmi_polisario.jpgTirant profit d'une telle situation, le groupe terroriste d'AQMI soustraite une partie de ses activités auprès de séparatistes accréditant ainsi la thèse attestant "des liens avérés entre Al-Qaeda et des membres du polisario", relève l'auteur de cette analyse, Antonin Tisseron, un chercheur à l'institut européen Thomas More.

L'auteur de cette analyse rappelle, dans ce contexte, qu'un membre notoire du polisario, arrêté par les autorités maliennes, a avoué qu'il fournissait un soutien logistique aux islamistes terroristes, notant que "cet aveu fait écho à l'implication de Omar Sahraoui - un autre membre des séparatistes - dans le kidnapping de ressortissants espagnols".

Citant des experts en matière de lutte antiterroriste, l'étude souligne qu'"AQMI a revu à la hausse le droit de passage des produits de contrebande, ce qui lui permet de payer ses intermédiaires, mercenaires et informateurs, qui interviennent dans cette +industrie hybride+ qu'est le kidnapping, outre l'acquisition de moyens de communication, de munitions et d'armes".

Antonin Tisseron rappelle aussi que plusieurs trafiquants de drogue sont "proches des dirigeants du polisario", un constat qui est d'autant plus alarmant que selon des chiffres d'Interpol, quelque 50 tonnes de cocaïne, d'une valeur estimée à un 1,8 milliard de dollars, circulent en Afrique de l'ouest chaque année.

Citant un rapport du Département national mauritanien de la sécurité, réalisé en 2008, cet expert indique que pas moins de "70.000 armes à feu circulaient la même année en Mauritanie, un chiffre en hausse sous l'effet de l'intensification des activités criminelles des membres du polisario".

Les auteurs dudit rapport ont fait savoir que des membres séparatistes, familiers de la topographie de la région, "s'adonnent au trafic des armes et utilisent à leur propre avantage la porosité des frontières avec la Mauritanie", poursuit-on de même source, faisant observer que cette même porosité favorise le passage des migrants clandestins vers la côte atlantique, puis le Maroc, ainsi que le trafic des cigarettes.

Antonin Tisseron estime, dans ce cadre, qu'une approche globale est indispensable pour faire face au terrorisme dans la région, faisant observer que les activités d'AQMI au Sahel constituent "sans doute un indicateur de la faiblesse de certains Etats, qui a causé des drames humains et des situations de crise qui sont encore plus profondes que le terrorisme".

 

lundi, 17 janvier 2011

Une "GRAVE FAUTE" de la part de la France

 

 

Une ligne de défense qui ne satisfait pas les opposants à la politique de Ben Ali. La gauche s'est livrée, depuis vendredi, à un tir groupé sur la ligne de non-ingérence et d'attentisme de Paris à l'égard de la dictature tunisienne. C'est bel et bien Michèle Alliot-Marie qui est dans le collimateur. La ministre des affaires étrangères s'est défendue, dimanche, dans le JDD"Il y avait des tirs à balles réelles, des morts. Pour que de telles situations ne se reproduisent pas dans l'avenir, j'ai donc dit que nous étions prêts à aider à former les forces de l'ordre tunisiennes, comme nous le faisons pour d'autres pays, au maintien de l'ordre en veillant à la préservation des vies", a-t-elle déclaré. Michèle Alliot-Marie sera entendue mardi matin par la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale sur la situation en Tunisie.

Ségolène Royal a qualifié ses propos de "scandaleux""venant en soutien d'une dictature". Une "grave faute", a abondé l'ancien premier ministre Laurent Fabius, l'accusant d'"insensibilité". L'ancien ministre Pierre Moscovici a dit avoir eu "honte de notre diplomatie". L'écologiste Cécile Duflot a estimé qu'elle "devrait s'excuser auprès des Tunisiens". Le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot, a demandé à Mme Aliot-Marie de "s'excuser ou de démissionner". Même dans la majorité, le centriste Hervé Morin a pris ses distances avec les déclarations de la chef de la diplomatie.

Samedi, dans la manifestation parisienne de soutien au peuple tunisien, plusieurs cortèges, dont celui du Front de gauche, mené par Jean-Luc Mélenchon, clamaient"Alliot-Marie démission". Lundi, un député communiste, Jean-Jacques Candelier, a également réclamé la démission de la ministre des affaires étrangères, jugeant que ses déclarations la semaine dernière d'offrir une coopération sécuritaire au régime Ben Ali étaient "une honte".

 

Le Maroc Pays stable du Maghreb

es réformes faites à temps n'affaiblissent pas l'autorité, elles la raffermissent et réduisent à l'impuissance l'esprit révolutionnaire. » Le président Ben Ali aurait sans doute tiré profit de la formule d'un des pères de l'unité italienne, le comte Cavour. Ce conseil de sagesse politique aurait été beaucoup plus approprié pour la survie de son régime que toute leçon technique en matière sécuritaire.

Quand l'immobilisme est présenté par le pouvoir comme la seule alternative au chaos et quand les autorités opposent aux frustrations populaires silence, mépris, mensonge, corruption, violence et arbitraire, elles prennent le risque de pousser le peuple au désespoir. Un désespoir qui conduit à la révolution quand tombe le mur de la peur. Le régime a certes favorisé l'émergence d'une classe moyenne, mais il ne l'a pas politiquement traitée en adulte.

La Tunisie est-elle le premier domino qui est tombé ? La « révolution du jasmin » va-t-elle, par capillarité, gagner tous les pays du Maghreb sinon le monde arabe dans son ensemble ? Hier, la sale « guerre civile » qui a dominé l'Algérie pendant les années 1990 avait, par sa sauvagerie, constitué un argument très fort en faveur du statu quo en Tunisie et au Maroc, selon la ligne : « Et si la contestation débouchait sur un scénario à l'algérienne ? »

Lors de la transition monarchique entre Hassan II et Mohamed VI dans les années 2000, le Maroc était souvent décrit comme le maillon faible du Maghreb. N'ayant ni les ressources énergétiques de l'Algérie ni la faible, et donc a priori gérable, population de la Tunisie, il était nécessairement le plus vulnérable des trois, sans mentionner la Mauritanie, un peu oubliée, à tort. Aujourd'hui, cette perception des équilibres régionaux s'est totalement renversée. C'est bien au contraire le royaume chérifien qui apparaîtrait presque comme le plus stable des pays du Maghreb. Ce jugement favorable tient en deux mots : « monarchie » et « réforme ». Face à la contestation, surtout celle des islamistes, le commandeur des croyants possède une légitimité dont ne disposent ni les militaires qui contrôlent le pouvoir en Algérie et en Mauritanie, ni la famille Ben Ali, qui faisait de même en Tunisie. Comme symbole et réalité du pouvoir, le roi du Maroc est seul dans sa catégorie et il s'est entouré d'une classe de jeunes dirigeants et technocrates qui ont compris que, sans début de réforme, le royaume allait à la catastrophe. L'ouverture politique marocaine peut apparaître bien modeste, mais elle n'en contraste pas moins avec l'immobilisme absolu de ses voisins. De plus, le Maroc a bénéficié de la politique des grands barrages mis en chantier par Hassan II. Au Maroc, la pauvreté est peut-être plus grande et plus visible qu'en Algérie ou en Tunisie, mais les estomacs y risquent moins d'être vides. L'autosuffisance alimentaire a toujours été une des clefs de la stabilité des régimes.

Ce qui contribue à expliquer l'incroyable rapidité de la chute du régime en Tunisie, c'est la facilité relative avec laquelle l'information a circulé en dépit d'un régime policier réputé pour un des plus rigides du monde. Certes, les nouvelles technologies de l'information, des images des téléphones portables à Facebook et Twitter, rendent toute forme de contrôle beaucoup plus difficile. Mais la technologie n'explique pas tout. Victime de son aveuglement, de sa rapacité, de la brutalité de son système de répression, de son incapacité à se transformer pour survivre, le régime tunisien a tout simplement chuté comme un fruit trop mûr, sous nos yeux surpris.

Un mélange de printemps des peuples type 1848 en Europe et de révolte de la jeunesse va-t-il s'étendre à l'ensemble des pays de la région ? Pourra-t-on parler un jour de l'Union pour la Méditerranée démocratique (UPMD) ? L'armée, comme dans certains pays d'Amérique latine hier, assurera-t-elle une transition paisible vers la démocratie ? Ou le risque de chaos est-il réel ?

Au sein d'un monde arabe humilié par le comportement de ses dirigeants et les performances de ses Etats, les pays qui semblent les plus vulnérables aujourd'hui sont l'Egypte et l'Algérie. Mais l'Histoire est en marche pour tous. Pour le meilleur ou pour le pire ?

dimanche, 16 janvier 2011

Affrontements dans le centre de Tunis

tunisie photo.jpg

De violents combats ont éclaté entre les troupes de l'armée et un millier d'éléments tunisiens de la sécurité présidentielle retranchés près du siège du palais présidentiel dans la capitale Tunis . Il y avait des rapports sur l'utilisation d'hélicoptères pour l'armée dans les affrontements, selon des rapports dimanche 16/1/2011 .

 


Les éléments des commandos de l'armée ont encerclé des membres de sécurité présidentielle près du palais. Et utilisé des haut-parleurs pour faire face aux éléments retranchés. 

Un capitaine de la police national, appelé Salem,a déclaré que le contrôle de ces éléments se fera en quelques heures malgré les armes sophistiquées qui leur appartiennent.

Il a souligné que "une partie des éléments de la sécurité présidentielle descendaient dans la rue tunisienne dans le but de semer le chaos, tandis que d'autres se sont barricadés à l'intérieur du palais et des casernes." 

Il a suggéré que «des éléments de la Garde présidentielle d'élite défendaient  le statut qu'elles avaient dans l'ère de ben ali " 

A ce jour plus de 3000 gardes présidentiels ont été arrêté .

Il a été décidé de nommer le général de brigade Tawfiq Aldbabi directeur de la sécurité présidentielle tunisienne. 

La télévision a dit que  l'armée tunisienne a tué deux tireurs d'élite dans le centre de la capitale.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu