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dimanche, 09 janvier 2011

Algérie : Émeutes, la rumeur et l’angoisse persistent

Algérie : Émeutes, la rumeur et l'angoisse persistent

Samedi, au sixième jour des émeutes, les signes d’une aggravation de la situation se sont estompés. Malgré les rumeurs et les contre-rumeurs d’un signe d’embrasement, la tension a baissé de plusieurs degrés par rapport aux journées précédentes.

Les affrontements qui ont éclaté un peu partout à travers le territoire national ont laissé place hier à un début de calme relatif. Un retour à la normale est enregistré un peu partout. Signes du retour au calme, les barricades érigées par la population ont été levées et les magasins ont ouvert dans la matinée. Les traces des pneus brûlés et les débris de verre sont encore perceptibles sur le bitume. Les agents de Netcom (société de nettoyage) et d’Asrout s’affairaient très tôt le matin à nettoyer les rues et l’environnement en débarrassant la capitale des débris et autres projectiles utilisés par les émeutiers lors des manifestations. Les transports public et privé ont repris leurs activités.

Les stations d’essence de Naftal, fermées depuis vendredi soir, ont approvisionné les automobilistes. Ce phénomène a été observé dans l’ensemble des quartiers d’Alger, à la faveur de la baisse d’intensité de la violence. Même si, au niveau national, la fronde a baissé d’un cran, dans certaines wilayas comme Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira ou Boumerdès les échauffourées ont repris de plus belle. De violents affrontements continuent d’opposer les jeunes manifestants aux forces de l’ordre qui ont reçu l’ordre d’éviter de se servir de leurs armes. Le patron de la DGSN, Abdelghani Hamel, a instruit la police de ne pas user de balles réelles lors des affrontements avec les manifestants. Le chef de la police a également décidé de délester les éléments anti-émeutes de leurs armes. Seuls les éléments de la police judiciaire sont autorisés à garder leurs armes à feu dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

A Alger, les commerces de détail, les transports publics et les marchés de fruits et légumes ont ouvert et les gens vaquaient à leurs occupations comme si de rien n’était. Les boulangeries et les magasins d’alimentation générale ont été pris d’assaut, de même que les marchés qui enregistrent leur affluence habituelle. Les cafés sont également ouverts ainsi que les kiosques à journaux qui ont été pris d’assaut. D’ailleurs, tous les titres ont été vendus comme des petits pains. Les citoyens font la chasse aux informations. Dans certains quartiers populaires tels Mohamed-Belouizdad, Bab El-Oued, Place du 1er-Mai, Bouzaréah, El-Harrach, Hussein Dey, Kouba et Bachdjarrah, on enregistre un retour progressif au calme. Les magasins des principaux boulevards de la capitale qui ont préféré fermer par mesure de sécurité jeudi et vendredi ont repris leurs activités habituelles. A Bab El-Oued, quartier populeux, considéré comme le cœur de toutes les révoltes d’Algérie, la tendance est à l’apaisement. La tension qui était perceptible durant les trois derniers jours a sensiblement baissé.

A Belouizdad, quartier considéré comme le baromètre de la violence, à l’instar de Bab El-Oued, le mouvement de protestation va en s’estompant, bien que les stigmates de l’agitation des deux dernières nuits restent encore visibles. Le mouvement de protestation qu’ont connu certaines wilayas du pays a baissé d’intensité samedi dans plusieurs régions, alors que, dans d’autres localités, des foyers de tension persistent encore. Dans les régions de l’est du pays, un retour progressif au calme a été observé dans la matinée et en début d’après-midi de samedi. A l’ouest du pays, la tendance a un retour au calme s’est confirmée hier. Dans les wilayas du sud du pays, une situation globalement calme a été enregistrée, à l’exception des villes de Laghouat, Djelfa et, à un degré moindre, à Ouargla.

samedi, 08 janvier 2011

l'algerie sous le feu !

 

ALGER - Trois personnes ont trouvé la mort durant les émeutes contre la vie chère depuis le 5 janvier en Algérie, selon un nouveau bilan annoncé samedi par le ministre de l'intérieur Dahou Ould Kablia.

Un précédent bilan officiel faisait état de deux morts et de quelque 400 blessés, dont 300 policiers.

"Je confirme le décès de trois jeunes à M'sila, Tipaza et Boumerdès", des villes respectivement à 300 km au sud-est, 70 km à l'ouest et 50 km à l'est d'Alger, a déclaré le ministre à la chaîne de télévision Canal Algérie.

"Dans les deux premières wilayas, les personnes décédées ont été retrouvées sans vie lors des émeutes, des enquêtes sont en cours pour en déterminer les causes", a-t-il indiqué.

La troisième personne, décédée à Tidjelabine (Boumerdès), a été retrouvée brûlée dans un hôtel incendié par les émeutiers, a-t-il ajouté.

 
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