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samedi, 01 décembre 2012

Alger prêt à se retirer du projet de gazoduc vers l'Italie-sce

ROME, 30 novembre (Reuters) - L'Algérie menace de se retirer du projet de gazoduc Galsi, censé acheminer une partie de sa production de gaz naturel vers l'Italie, si Rome participe aux projets concurrents South Stream et Trans Adriatic Pipelines (TAP), ont dit vendredi deux sources officielles italiennes.

"L'Algérie dit qu'elle ne considérera pas les conditions d'investissements comme appropriées si l'Italie soutient South Stream et TAP", a déclaré une des sources, précisant que le président du Conseil italien, Mario Monti, en avait été informé lors de sa visite à Alger le 14 novembre.

Cette information a été confirmée par une deuxième source officielle italienne. Une source industrielle a en revanche imputé à la crise économique le retard du projet, dont le coup d'envoi devait être donné mi-novembre.

D'une capacité de huit milliards de m3, le gazoduc Galsi doit relier l'Algérie à la Toscane via la Sardaigne.

Les actionnaires du projet sont la société algérienne Sonatrach et les groupes italiens Edison, Enel , Hera et Snam.

L'Algérie fournit déjà à l'Italie près de 35% de son gaz naturel importé grâce à un gazoduc qui passe par la Tunisie.

Le pétrolier italien Eni entend de son côté participer au projet de gazoduc South Stream, qui permettra d'alimenter en gaz russe les pays d'Europe occidentale, dont l'Italie, en passant par la mer Noire et les Balkans.

Le projet de gazoduc TAP entre l'Italie, la Grèce et l'Albanie est également à l'étude et une décision définitive devrait être prise d'ici la fin de l'année. (Alberto Sisto, Tangi Salaün pour le service français, édité par Marc Angrand)

lundi, 17 janvier 2011

Le Maroc Pays stable du Maghreb

es réformes faites à temps n'affaiblissent pas l'autorité, elles la raffermissent et réduisent à l'impuissance l'esprit révolutionnaire. » Le président Ben Ali aurait sans doute tiré profit de la formule d'un des pères de l'unité italienne, le comte Cavour. Ce conseil de sagesse politique aurait été beaucoup plus approprié pour la survie de son régime que toute leçon technique en matière sécuritaire.

Quand l'immobilisme est présenté par le pouvoir comme la seule alternative au chaos et quand les autorités opposent aux frustrations populaires silence, mépris, mensonge, corruption, violence et arbitraire, elles prennent le risque de pousser le peuple au désespoir. Un désespoir qui conduit à la révolution quand tombe le mur de la peur. Le régime a certes favorisé l'émergence d'une classe moyenne, mais il ne l'a pas politiquement traitée en adulte.

La Tunisie est-elle le premier domino qui est tombé ? La « révolution du jasmin » va-t-elle, par capillarité, gagner tous les pays du Maghreb sinon le monde arabe dans son ensemble ? Hier, la sale « guerre civile » qui a dominé l'Algérie pendant les années 1990 avait, par sa sauvagerie, constitué un argument très fort en faveur du statu quo en Tunisie et au Maroc, selon la ligne : « Et si la contestation débouchait sur un scénario à l'algérienne ? »

Lors de la transition monarchique entre Hassan II et Mohamed VI dans les années 2000, le Maroc était souvent décrit comme le maillon faible du Maghreb. N'ayant ni les ressources énergétiques de l'Algérie ni la faible, et donc a priori gérable, population de la Tunisie, il était nécessairement le plus vulnérable des trois, sans mentionner la Mauritanie, un peu oubliée, à tort. Aujourd'hui, cette perception des équilibres régionaux s'est totalement renversée. C'est bien au contraire le royaume chérifien qui apparaîtrait presque comme le plus stable des pays du Maghreb. Ce jugement favorable tient en deux mots : « monarchie » et « réforme ». Face à la contestation, surtout celle des islamistes, le commandeur des croyants possède une légitimité dont ne disposent ni les militaires qui contrôlent le pouvoir en Algérie et en Mauritanie, ni la famille Ben Ali, qui faisait de même en Tunisie. Comme symbole et réalité du pouvoir, le roi du Maroc est seul dans sa catégorie et il s'est entouré d'une classe de jeunes dirigeants et technocrates qui ont compris que, sans début de réforme, le royaume allait à la catastrophe. L'ouverture politique marocaine peut apparaître bien modeste, mais elle n'en contraste pas moins avec l'immobilisme absolu de ses voisins. De plus, le Maroc a bénéficié de la politique des grands barrages mis en chantier par Hassan II. Au Maroc, la pauvreté est peut-être plus grande et plus visible qu'en Algérie ou en Tunisie, mais les estomacs y risquent moins d'être vides. L'autosuffisance alimentaire a toujours été une des clefs de la stabilité des régimes.

Ce qui contribue à expliquer l'incroyable rapidité de la chute du régime en Tunisie, c'est la facilité relative avec laquelle l'information a circulé en dépit d'un régime policier réputé pour un des plus rigides du monde. Certes, les nouvelles technologies de l'information, des images des téléphones portables à Facebook et Twitter, rendent toute forme de contrôle beaucoup plus difficile. Mais la technologie n'explique pas tout. Victime de son aveuglement, de sa rapacité, de la brutalité de son système de répression, de son incapacité à se transformer pour survivre, le régime tunisien a tout simplement chuté comme un fruit trop mûr, sous nos yeux surpris.

Un mélange de printemps des peuples type 1848 en Europe et de révolte de la jeunesse va-t-il s'étendre à l'ensemble des pays de la région ? Pourra-t-on parler un jour de l'Union pour la Méditerranée démocratique (UPMD) ? L'armée, comme dans certains pays d'Amérique latine hier, assurera-t-elle une transition paisible vers la démocratie ? Ou le risque de chaos est-il réel ?

Au sein d'un monde arabe humilié par le comportement de ses dirigeants et les performances de ses Etats, les pays qui semblent les plus vulnérables aujourd'hui sont l'Egypte et l'Algérie. Mais l'Histoire est en marche pour tous. Pour le meilleur ou pour le pire ?

dimanche, 16 janvier 2011

Il y a un risque de contagion au Maghreb?

Les trois pays du Maghreb ont en commun un sentiment d’injustice, de blocage et d’usure du régime. En Tunisie comme en Algérie ou au Maroc, la jeunesse est éduquée et ouverte à l’international. C’est le succès de ces régimes qui ont formé leurs jeunesses… et c’est cela qui pose problème. Ces jeunes comparent, demandent des comptes. Les perceptions d’injustices sociales qui auraient pu être acceptables dans un pays peu développé deviennent insupportables.

L’Algérie vient d’être secouée par des émeutes. La chute de Ben Ali peut-elle avoir une influence dans ce pays?

Cela pourrait inspirer les Algériens. L’Algérie sort toutefois d’une longue guerre civile et profite d’un peu de répit. Même si des difficultés avec le pouvoir existent, il y a quand même la peur, dans la population, de retomber dans des ornières qui ont déjà coûté très cher. Mais le pouvoir algérien doit observer avec beaucoup d’attention ce qu’il se passe en Tunisie.

Qu’en est-il au au Maroc?

La monarchie aussi doit surveiller cela de près, même s’il y a plus de liberté et d’ouverture au Maroc. Le royaume est moins sensible pour le moment, car le sentiment d’injustice et les velléités de contestation y sont moins répandus. Mais le cas tunisien constitue une sorte de signal d’alerte pour ses voisins du Maghreb.

Un Algérien de 37 ans dans un état grave après s’être immolé par le feu

 

 

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Un Algérien de 37 ans a été hospitalisé dans un état grave après s’être immolé par le feu samedi devant une mairie de la région de Tébessa, près de la frontière avec la Tunisie, où il était venu réclamer un emploi et un logement, a-t-on appris dimanche de source hospitalière locale.

 

Trois autres tentatives de suicide par le feu ont également été enregistrées en Algérie depuis mercredi, selon l’agence APS et le quotidien privé francophone El Watan.

«Il se trouve actuellement dans le service de réanimation. Il est dans un état grave», a indiqué à l’AFP, à propos de l’homme de 37, ans un médecin de l’hôpital d’Annaba, où il avait été admis dans le service des grands brûlés.

Mohcin Bouterfif s’était aspergé d’essence et transformé en torche vivante devant la mairie de la ville minière de Boukhadra, à l’est de Tebessa, selon cette source.

Mohcin Boutertif faisait partie d’un groupe d’une vingtaine de jeunes rassemblés devant la mairie pour protester contre le refus du maire de les recevoir, selon des habitants de la région. Ils demandaient des emplois et un logement.

La victime, père d’une fillette, à la recherche d’un emploi et d’un logement, entendait, par ce geste désespéré, «dénoncer l’attitude de mépris affichée à son égard par les élus de cette commune», selon la même source. Le président de l’Assemblée populaire communale (APC, Assemblée Populaire Communale, mairie) a été relevé de ses fonctions par le wali (préfet) de Tebessa qui s’est rendu dans la journée de samedi sur les lieux.

 

mercredi, 12 janvier 2011

Le Maroc interdit une manifestation de soutien aux Tunisiens

Ce week-end, les manifestations en Tunisie contre le chômage se sont amplifiées, faisant au moins 35 morts. Et se sont déplacées, du centre du pays vers les villes touristiques de la Tunisie, situées sur la côte. En réponse, le président Ben Ali s'est exprimé lundi soir, qualifiant les manifestations "d'actes terroristes".

Ce mouvement gêne le Maroc. Ce lundi, un rassemblement de soutien aux manifestants tunisiens devait avoir lieu vers 17h, devant l'ambassade de Tunisie à Rabat. Organisée par un collectif d'associations, dont l'AMDH (Association Marocaine des Droits Humains), cette mobilisation a finalement été interdite par les autorités marocaines, a appris l'envoyée spéciale de L'Express sur place. Le régime marocain aurait motivé son refus par "l'impossiblité pour un pays voisin de la Tunisie d'autoriser sur son territoire une manifestation hostile au régime de Zine El Abidine Ben Ali" et qui aurait pu envenimer les relations bilatérales.

Ce mardi, une journée d'information sur les cadres préférentiels des échanges commerciaux devait se tenir à Tunis, au profit des intermédiaires en douane et des opérateurs économiques des deux pays, a-t-on appris sur le Infomaroc.net. Un contexte économiquequi semble donc bannir toute tentative de déstabilisation.

Lundi soir, les associations qui ont appelé à ce rassemblement se sont réunies afin de définir les suites à donner à ce mouvement. Elles devraient de nouveau organiser un rassemblement jeudi 13 janvier vers 17h.

 
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