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lundi, 17 janvier 2011

Le Maroc Pays stable du Maghreb

es réformes faites à temps n'affaiblissent pas l'autorité, elles la raffermissent et réduisent à l'impuissance l'esprit révolutionnaire. » Le président Ben Ali aurait sans doute tiré profit de la formule d'un des pères de l'unité italienne, le comte Cavour. Ce conseil de sagesse politique aurait été beaucoup plus approprié pour la survie de son régime que toute leçon technique en matière sécuritaire.

Quand l'immobilisme est présenté par le pouvoir comme la seule alternative au chaos et quand les autorités opposent aux frustrations populaires silence, mépris, mensonge, corruption, violence et arbitraire, elles prennent le risque de pousser le peuple au désespoir. Un désespoir qui conduit à la révolution quand tombe le mur de la peur. Le régime a certes favorisé l'émergence d'une classe moyenne, mais il ne l'a pas politiquement traitée en adulte.

La Tunisie est-elle le premier domino qui est tombé ? La « révolution du jasmin » va-t-elle, par capillarité, gagner tous les pays du Maghreb sinon le monde arabe dans son ensemble ? Hier, la sale « guerre civile » qui a dominé l'Algérie pendant les années 1990 avait, par sa sauvagerie, constitué un argument très fort en faveur du statu quo en Tunisie et au Maroc, selon la ligne : « Et si la contestation débouchait sur un scénario à l'algérienne ? »

Lors de la transition monarchique entre Hassan II et Mohamed VI dans les années 2000, le Maroc était souvent décrit comme le maillon faible du Maghreb. N'ayant ni les ressources énergétiques de l'Algérie ni la faible, et donc a priori gérable, population de la Tunisie, il était nécessairement le plus vulnérable des trois, sans mentionner la Mauritanie, un peu oubliée, à tort. Aujourd'hui, cette perception des équilibres régionaux s'est totalement renversée. C'est bien au contraire le royaume chérifien qui apparaîtrait presque comme le plus stable des pays du Maghreb. Ce jugement favorable tient en deux mots : « monarchie » et « réforme ». Face à la contestation, surtout celle des islamistes, le commandeur des croyants possède une légitimité dont ne disposent ni les militaires qui contrôlent le pouvoir en Algérie et en Mauritanie, ni la famille Ben Ali, qui faisait de même en Tunisie. Comme symbole et réalité du pouvoir, le roi du Maroc est seul dans sa catégorie et il s'est entouré d'une classe de jeunes dirigeants et technocrates qui ont compris que, sans début de réforme, le royaume allait à la catastrophe. L'ouverture politique marocaine peut apparaître bien modeste, mais elle n'en contraste pas moins avec l'immobilisme absolu de ses voisins. De plus, le Maroc a bénéficié de la politique des grands barrages mis en chantier par Hassan II. Au Maroc, la pauvreté est peut-être plus grande et plus visible qu'en Algérie ou en Tunisie, mais les estomacs y risquent moins d'être vides. L'autosuffisance alimentaire a toujours été une des clefs de la stabilité des régimes.

Ce qui contribue à expliquer l'incroyable rapidité de la chute du régime en Tunisie, c'est la facilité relative avec laquelle l'information a circulé en dépit d'un régime policier réputé pour un des plus rigides du monde. Certes, les nouvelles technologies de l'information, des images des téléphones portables à Facebook et Twitter, rendent toute forme de contrôle beaucoup plus difficile. Mais la technologie n'explique pas tout. Victime de son aveuglement, de sa rapacité, de la brutalité de son système de répression, de son incapacité à se transformer pour survivre, le régime tunisien a tout simplement chuté comme un fruit trop mûr, sous nos yeux surpris.

Un mélange de printemps des peuples type 1848 en Europe et de révolte de la jeunesse va-t-il s'étendre à l'ensemble des pays de la région ? Pourra-t-on parler un jour de l'Union pour la Méditerranée démocratique (UPMD) ? L'armée, comme dans certains pays d'Amérique latine hier, assurera-t-elle une transition paisible vers la démocratie ? Ou le risque de chaos est-il réel ?

Au sein d'un monde arabe humilié par le comportement de ses dirigeants et les performances de ses Etats, les pays qui semblent les plus vulnérables aujourd'hui sont l'Egypte et l'Algérie. Mais l'Histoire est en marche pour tous. Pour le meilleur ou pour le pire ?

dimanche, 16 janvier 2011

Affrontements dans le centre de Tunis

tunisie photo.jpg

De violents combats ont éclaté entre les troupes de l'armée et un millier d'éléments tunisiens de la sécurité présidentielle retranchés près du siège du palais présidentiel dans la capitale Tunis . Il y avait des rapports sur l'utilisation d'hélicoptères pour l'armée dans les affrontements, selon des rapports dimanche 16/1/2011 .

 


Les éléments des commandos de l'armée ont encerclé des membres de sécurité présidentielle près du palais. Et utilisé des haut-parleurs pour faire face aux éléments retranchés. 

Un capitaine de la police national, appelé Salem,a déclaré que le contrôle de ces éléments se fera en quelques heures malgré les armes sophistiquées qui leur appartiennent.

Il a souligné que "une partie des éléments de la sécurité présidentielle descendaient dans la rue tunisienne dans le but de semer le chaos, tandis que d'autres se sont barricadés à l'intérieur du palais et des casernes." 

Il a suggéré que «des éléments de la Garde présidentielle d'élite défendaient  le statut qu'elles avaient dans l'ère de ben ali " 

A ce jour plus de 3000 gardes présidentiels ont été arrêté .

Il a été décidé de nommer le général de brigade Tawfiq Aldbabi directeur de la sécurité présidentielle tunisienne. 

La télévision a dit que  l'armée tunisienne a tué deux tireurs d'élite dans le centre de la capitale.

mercredi, 12 janvier 2011

Le Maroc interdit une manifestation de soutien aux Tunisiens

Ce week-end, les manifestations en Tunisie contre le chômage se sont amplifiées, faisant au moins 35 morts. Et se sont déplacées, du centre du pays vers les villes touristiques de la Tunisie, situées sur la côte. En réponse, le président Ben Ali s'est exprimé lundi soir, qualifiant les manifestations "d'actes terroristes".

Ce mouvement gêne le Maroc. Ce lundi, un rassemblement de soutien aux manifestants tunisiens devait avoir lieu vers 17h, devant l'ambassade de Tunisie à Rabat. Organisée par un collectif d'associations, dont l'AMDH (Association Marocaine des Droits Humains), cette mobilisation a finalement été interdite par les autorités marocaines, a appris l'envoyée spéciale de L'Express sur place. Le régime marocain aurait motivé son refus par "l'impossiblité pour un pays voisin de la Tunisie d'autoriser sur son territoire une manifestation hostile au régime de Zine El Abidine Ben Ali" et qui aurait pu envenimer les relations bilatérales.

Ce mardi, une journée d'information sur les cadres préférentiels des échanges commerciaux devait se tenir à Tunis, au profit des intermédiaires en douane et des opérateurs économiques des deux pays, a-t-on appris sur le Infomaroc.net. Un contexte économiquequi semble donc bannir toute tentative de déstabilisation.

Lundi soir, les associations qui ont appelé à ce rassemblement se sont réunies afin de définir les suites à donner à ce mouvement. Elles devraient de nouveau organiser un rassemblement jeudi 13 janvier vers 17h.

et bah les USA sont inquiet pour la Tunisie !!

 

Les Etats-Unis ont fait part aujourd'hui de leur préoccupation face à des informations selon lesquelles les forces de sécurité tunisiennes feraient un "usage excessif de la force" envers les manifestants, après les émeutes qui ont fait une cinquantaine de morts.

"Les Etats-Unis sont profondément préoccupés par les informations faisant état d'un usage excessif de la force de la part du gouvernement tunisien", a déclaré Mark Toner, un porte-parole du département d'Etat

.Cette déclaration intervient après la répression de manifestations en Tunisie ces derniers jours dans lesquelles au moins 14 personnes ont été tuées, selon le gouvernement. Responsables syndicaux et militants des droits de l'homme parlent d'un bilan allant jusqu'à 50 morts.

on aimerai bien savoir comment pourrait réagir les autorités américaines si jamais un jour ils vivent la même expérience.je pense que leur réaction sera pareille.dans les pays appelés devceloppé ,le jour ou le système se sent menacer croyez moi tout ces paroles sur les droits de l'homme et la démocratie seront effacer d'un seul coup.ne croyez pas que les occidentaux veulent défendre les peuples qui souffrent ,le pouvoir dans l'occident cherche ce qu'il arrange .

La vérité c'est que dans tout les pays le peuple n'a aucune parole même chez eux.c'est quoi cette démocratie quand le chômage atteint 11% au USA et plus de 9% en France, c'est quoi les droit de l'homme quand on emprisonne des gens qui sont même pas juger dans une prison qui s'appelle guatanamo.franchement il faut arrêter de dire n'importe quoi....la démocratie n'existe pas et n'existera jamais.

une chose est sure le peuple ne contrôlera jamais son pouvoir , peut être que que il y'a des degrés de contrôles certes,mais le peuple quel qui il soit n'aura jamais un contrôle totale de son pouvoir donc logiquement le pouvoir ne représentera jamais le peuple du coup la démocratie n'est qu'une histoire drôle pour la raconter a nos petits fils et petites filles

lundi, 10 janvier 2011

les écoles et les universités tunisiennes ferment

 

Le gouvernement tunisien a annoncé aujourd’hui la fermeture des ecoles et des universités dans tout le pays.

cette annonce vient juste après le discours du président ben ali, le deuxième depuis le début des  émeutes en Tunisie.par ailleurs le président a précisé que la justice sera le seul moyen pour garantir le droit du peuple,il a aussi ajouté que son gouvernement va continuer à écouter les demandes du peuple tunisien.

il faut noter que les manifestations que connait la Tunisie durent depuis des semaines maintenant.le chômage et la vie chère sont les principales raisons de cette révolte populaire inédite dans un pays qui connait une stabilité Economique confortable par rapport a ces voisins maghrébins.au même temps l'algerie semble calme , après l'annonce de gouvernement algérien de baisser la taxe sur les matières de première nessécité.

la vraie question à présent est de se demander comment est ce possible que les peuples doivent utiliser la violence pour se révolter, est ce que c'est une caractéristique de la race arabe, est ce parce que le pouvoir est si méprisant de ses propres citoyens que le peuple utilise la force pour faire passer le message??

A signaler que le Maroc est le seule pays qui n'est pas touché par cette vague de colère.est ce parce que l'environnement au Maroc est beaucoup plus agréable que dans les autres pays voisins ou parce que il existe d'autres raisons??

 

 
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